La magie de Noël

Je ne sais pas vous mais personnellement la période des fêtes de fin d’année est assez angoissante. Entre les cadeaux, les repas à prévoir, les trajets pour rejoindre la famille, l’injonction à la fête le 31 décembre et les lourdes digestions à répétition : parfois j’ai hâte d’être au 01 janvier pour retrouver un peu d’apaisement.

Pendant très longtemps la course aux cadeaux a catalysé beaucoup de stress. La foule dans les magasins, les idées de cadeaux à trouver, la peur de ne pas faire plaisir à l’autre, le budget limité qu’il ne faut pas dépasser et mes convictions éthiques à ne pas oublier : tout cela a créé pendant de nombreuses années une équation magique pour entretenir mon angoisse durant tout le mois de décembre. Depuis l’année dernière j’essaye de lâcher prise.

A part pour mes nièces (qui sont encore jeunes), je n’achète plus vraiment de cadeaux et préfère le fait main. J’ai la chance d’avoir du temps à consacrer à la réalisation des présents que je vais offrir à mes proches (qui ne sont pas si nombreux…), ce qui n’est pas le cas de tout le monde, j’en ai conscience. Par ailleurs j’ai exprimé à toute ma famille depuis plusieurs années l’inquiétude que Noël représente, notamment le fait que j’ai un petit budget et la « honte » que cela génère. Mes parents, grands-parents, oncles et tantes m’ont répété à de nombreuses reprises que chacun faisait au mieux et qu’il n’y avait pas de problème. Ça m’a aidé à relativiser et à me détendre (même si je culpabilise toujours).

Cette année j’ai donc prévu des petits pochons cousus mains contenant de la confiture et/ou de la pâte à tartiner maison et une petite bricole, en l’occurrence une décoration de noël (un objet en céramique pour décorer une table de fête, une boule à accrocher au sapin…). Le pochon pourra être réutilisé pour un achat en vrac, les pots de confitures (qui étaient à l’origine des pots de yaourt) pourront resservir et la déco de Noël pourra être installée les années suivantes. En déchet nous n’aurons donc que les couvercles en papier/tissu des pots. C’est pas parfait mais c’est déjà pas mal.

Pour la réalisation des sacs j’ai utilisé ce tuto de MarionBlush qui est accessible et faisable par les grand.e.s débutant.e.s (comme moi ^^). J’ai adapté les liens de fermetures pour n’en garder qu’un seul car je me suis loupée sur l’achat du cordon. Pour la pâte à tartiner j’ai suivi la recette de Hervé que j’ai faite avec du chocolat noir à la place du chocolat au lait.

Si vous n’avez pas autant de temps que moi vous pouvez concevoir des pochons en achetant les éléments à des producteurs/créateurs indépendants. Ça coutera plus cher certes mais ça vous dépannera quand même.

Pour les pochons en tissu vous trouverez sans doute votre bonheur sur Etsy en prenant soin de sélectionner le filtre de localisation France (pour éviter d’avoir des sacs qui ont fait 4 fois le tour de la planète en avion avant d’arriver sous le sapin). J’ai un petit coup de cœur pour les pochons fabriqués par Minipop, créatrice indépendante bretonne.

Pour la confiture ou la pâte à tartiner, La chambre aux confitures propose des produits artisanaux de qualité avec des gouts parfois originaux et insolites. Il y a aussi La pause W qui propose des confitures pour fromages. N’hésitez pas à regarder sur votre marché ou dans les épiceries « fines » de votre ville si quelque chose pourrait vous convenir. Rien ne vous empêche d’offrir une conserve de pâté ou de rillettes si la personne à qui vous offrez le pochon est une bouche salée ;-).

Pour le petit cadeau bonus, ça peut être une décoration de noël que vous n’utilisez pas, un objet en origami (une déco, un oiseau, une carte personnalisée), un santon… Bref, faites au mieux ça sera (j’en suis certaine) parfait !

Pour finir deux recommandations :

  • la lecture du blog de Fanny qui propose de réfléchir à un Noël plus responsable via son challenge Noël Zéro Déchet. Entre le choix du sapin, le calendrier de l’avent, le papier cadeau ou les achats sur internet, Fanny nous propose de nombreuses d’alternatives
  • le hashag #descréatricessouslesapin sur twitter lancé par Women Who Do Stuff qui vous propose une sélections de créatrices plus talentueuses les unes que les autres (si vous êtes en manque d’idées et que vous avez envie de soutenir des femmes).

J’espère que ce billet vous sera utile. Qu’avez-vous de prévu pour les cadeaux ? Courage pour tous ceux et toutes celles qui sont angoissé.e.s par ces fêtes qui approchent. Sachez le : vous n’êtes pas seul.e…

Les petits pots de crème

Depuis plusieurs semaines je teste des recettes de crèmes-desserts type Danette, l’objectif (à part se faire plaisir) étant d’avoir une alternative aux yaourts maison que je prépare pour mes desserts du midi et du soir. Je vous propose ici une base et plusieurs déclinaisons. Je ne voulais pas d’œufs dans mes préparation afin de conserver plus longtemps les crémes-desserts et que ça revienne moins cher aussi.

Crèmes chocolat – café – vanille

Base pour 4 crèmes-desserts :

  • 400 ml de lait
  • 30 g de fécule de maïs (type Maïzena)

Aromatisation :

  • Au chocolat : 2 CàS de chocolat noir amer (type Van Houten) + 30 g de sucre
  • Au spéculos : 2CàS de pâte à tartiner au spéculoos
  • A la vanille : 2 CàS de vanille liquide + 2 sachets de sucre vanillé (14 g au total) + 15 g de sucre
  • Au café : 2 CàS de café instantané soluble + 30 g de sucre

Dans une casserole versez le lait et la fécule. Diluez soigneusement afin qu’il y ait le moins de grumeaux possible. Ajoutez ensuite l’aromatisation. Mélangez une nouvelle fois. La crème de spéculos, le chocolat amer et le café termineront de se délier lors de la cuisson.

Cuire sur feu doux en fouettant en continu pour que ça n’attache pas. Au départ ça mousse : c’est normal. Une fois que la crème s’épaissit la mousse disparait : c’est le signe que c’est cuit. Il faut compter 3/4 minutes de cuisson sur feu doux. Il ne faut pas trop cuire les crèmes car elles sont ensuite sont trop épaisses. Faites attention à la maïzena également : si vous en mettez trop, la texture crème disparait au profit d’un flan ferme.

Une fois que la préparation est cuite, repartissez la dans des pots, laissez refroidir avant de mettre au réfrigérateur et dégustez ! Généralement je conserve ces crèmes maximum une semaine.

J’espère que la recette vous plaira. N’hésitez pas à proposer d’autres aromatisations si vous avez des idées : j’ai pensé par exemple à des desserts au caramel beurre salé, au lemon curd ou à la crème de marron.

Ps : Et sans oublier, merci à A. pour le prêt de l’appareil photo <3

Le familistère de Guise

Ne pouvant faire un palais de la chaumière ou du galetas de chaque famille ouvrière, nous avons voulu mettre la demeure de l’ouvrier dans un palais ; le Familistère, en effet, n’est pas autre chose, c’est le palais du travail, c’est le PALAIS SOCIAL de l’avenir.

Jean-Baptiste André Godin, La Richesse au service du peuple, 1875.

La place du Familistère avec une vue sur le pavillon central.

A l’occasion d’une semaine de congé, j’ai eu la chance de découvrir il y a peu le Familistère de Guise [prononcez GU-I-SE]. C’est un endroit qui m’intriguait beaucoup et que je souhaitais visiter depuis de nombreuses années. De quoi s’agit-il ? Destinés à accueillir 1500 personnes le Familistère ou « Palais social » est un projet d’habitation et de vie en communauté.

La statut de Godin érigée après sa mort, sur la place centrale du Familistère.

Son fondateur Jean-Baptiste André Godin souhaitait proposer une meilleure existence aux employés de son usine de poêles en fonte située à quelques pas du Familistère. Une rémunération supérieure à la moyenne, des habitations confortables, lumineuses et modernes, un accès à la culture et à l’éducation et le même traitement de l’ouvrier au cadre : furent les maitres-mots de son projet. Une buanderie, une nourricerie, un magasin d’approvisionnement (ou économat) et une piscine furent construits pour le bien-être des habitants. Godin souhaitait que les familistèriens trouvent sur le site tout ce dont ils avaient besoin pour vivre décemment et agréablement.

La pavillon centrale où sont concentrés les logements des employés.

Les employés de l’usine n’étaient pas obligés de s’installer au Familistère mais s’ils le faisaient, ils devaient se plier aux règles de vie en communauté. Les coursives des pavillons d’habitation ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ceux des prisons. On s’observe, on se maitrise et on se contrôle sous le regard de tous.

Je ne vais pas revenir sur les origines, le fonctionnement et la création du Palais social car Wikipedia et le site du Familistère le font très bien. Je vais plutôt vous parler de mes impressions sur cette visite.  Nous sommes restés deux heures, avons bénéficié d’une visite guidée et découvert de nombreux bâtiments et espaces d’expositions. Pourtant je suis partie avec une certaine frustration : celle de ne pas avoir passé assez de temps pour découvrir minutieusement le Familistère.

Un des escaliers du pavillon central qui dessert les étages où sont situés les appartements.

J’ai été émue de découvrir un lieu de vie si bien conservé. Dans le pavillon central on peut imaginer la musique des bals organisés sous la verrière, les familles réunies autour du poêle en fonte dans les appartements et les employés rassemblés le long des coursives profitant de la fraicheur des soirs d’été.

Un véritable poêle en fonte Godin.

Il y a une atmosphère dans le familistère que j’ai appréciée. Le site est vraiment beau avec ses façades aux briques rouges et sa grande place majestueuse.

Toutefois même si la visite m’a emballée je tiens à modérer mon enthousiasme dans ce billet car il ne faut pas perdre de vue que le Familistère fut construit dans un but : rendre les employés et ouvriers plus heureux et en meilleure santé afin qu’ils soient plus productifs. Godin reste un chef d’entreprise guidé par un objectif : voir prospérer son commerce (certes pas au détriment de ses employés). Le Familistère n’est pas pour moi un projet philanthropique, dénué d’intérêt. C’est le projet d’un entrepreneur social mais entrepreneur quand même…

Le Familistère a inspiré d’autres réalisations comme par exemple la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille. A Lille quelques projets d’habitat participatif ont vu le jour récemment. On y retrouve un peu l’esprit du Familistère : des espaces privés et d’autres communs où échanger et se rencontrer. Conçus par les habitants eux même (à la différence du Familistère) je suis curieuse de voir la durée de vie de ce type de logement…

La place du Familistère avec une vue sur l’école et le théâtre.

Une aile du Familistère est toujours occupée (parfois par les descendants des premiers occupants) et la salle de spectacle accueille encore des artistes : le Familistère n’est donc pas mort et continue de vivre au gré de l’évolution de la société. J’espère pouvoir y retourner à la belle saison pour profiter des extérieurs et notamment des bords de l’Oise qui encercle le Palais social de Godin. J’espère que ce billet vous aura donné envie d’aller à Guise (ou d’y retourner). Ça vous dit ?

Si vous avait envie d’en savoir plus et de visiter virtuellement le Familistère, Catherine Adda a réalisé un documentaire d’une trentaine de minutes qui raconte l’histoire de ce projet :

Le Familistère : une cité radieuse au XIXe siècle, un film réalisé par Catherine Adda, Musée d’Orsay, La Sept Arte, Les Films d’Ici, 1996, documentaire, 27 min (réédition en DVD, série Architecture 1, Arte Vidéo et Réunion des musées nationaux, série Architecture, vol. 1, 2001).

Ps : J’ai utilisé pour cet article des photos issues du fonds Creative Commons de Flickr. En pointant votre souris sur les photos vous aurez les crédits associés. J’ai notamment utilisé un album de Vincent Desjardins et celui du Familistère.

Segafredo (volume 1)

Il y a quelques semaines Mon Quelqu’un et moi avons décidé de nous lancer dans un marathon Frederick Wiseman. Je trouve que c’est assez chouette d’enchainer plusieurs films d’un.e même réalisateur.trice pour découvrir le fil rouge d’une œuvre.

Depuis 1967 Wiseman réalise des documentaires dont la particularité est qu’ils n’ont aucun commentaire en voix off. Loin de moi l’idée de prétendre que ses films soient neutres (car le montage oriente les spectateurs) mais le réalisateur offre les images ; aux spectateurs de les analyser et d’en tirer une réflexion. Indubitablement ça crée le débat et c’est ce que j’aime. Si vous voulez en savoir plus le podcast Nouvelles Branches a consacré un épisode à Wiseman en mai dernier. Même si le réalisateur parle correctement français il faut se concentrer un peu pour bien le comprendre mais ça vaut le coup.

Voici par ordre chronologique les trois premiers films que nous avons regardés. Je vous présenterai les documentaires de Wiseman que nous regarderons à l’avenir, à l’occasion d’un ou de plusieurs autres billets de blog.

Ps : Désolée pour ce titre de billet particulièrement capillo-tracté. Aucun rapport entre Wiseman et du café mais la saga de Frédéric Wiseman (alias Fredo pour les intimes) s’est transformée dans mon esprit (pour une raison que j’ignore) en Segafredo…

Monrovia, Indiana (2019)

Dans son film le plus récent, Frederick Wiseman nous montre la communauté de Monrovia une ville perdue dans l’Amérique centrale, qui a voté majoritairement pour Trump aux dernières élections présidentielles. Qu’est qui a poussé les habitants de la ville à agir ainsi ? Et après 2 heures de visionnage le mystère reste entier pour moi. Ce qui est intéressant c’est qu’on peut transposé la problématique en France. On pourrait aussi se demander comment des villages perdus au fin fond de la France, sans problème apparents votent majoritairement Rassemblement national.

The store (1983)

C’est à ce jour mon documentaire préféré. Pendant quelques mois à l’approche des fêtes de fin d’années, Fréderic Wiseman a posé ses cameras dans le grand magasin de la chaîne Neiman-Marcus à Dallas (Texas). Réunions du comité de direction pour définir les objectifs (qui se résument à VENDRE-VENDRE-VENDRE), séances de motivation collective (où l’on s’applaudit mais de quoi ?), scènes de vente surréalistes de flatterie et moments incongrues constituent le contenu de ce premier film en couleur. C’est rythmé, dynamique, les scènes sélectionnées sont pertinentes. J’ai beaucoup aimé The store qui est assez efficace pour porter une parole anticapitaliste et anticonsumériste.

Meat (1976)

A la fin des années 70, Wiseman s’intéresse à l’industrie de la viande grâce à Meat. La qualité du film n’est pas très bonne ce qui m’a je pense, un peu déconcentrée (j’ai décroché à certains moments). On découvre pendant deux heures la transformation d’un être vivant en barquette consommable, dans un long processus de découpage pour effacer toute trace d’humanité au produit final. Aujourd’hui les souffrances animales sont connus et reconnus par de nombreuses personnes. Il est intéressant de constater que le réalisateur s’en est soucié si tôt. Je trouve que le film est peut être un peu « dépassé » face aux vidéos chocs de L 214 par exemple : c’est pour le moment le film qui m’a le moins plu ou interpellé.

Sons & images #5

Une vidéo

Du 2 octobre 2019 au 20 février 2020 La Fondation Louis Vuitton propose une exposition rétrospective sur l’œuvre de Charlotte Perriand. Je n’irai pas car je n’ai pas envie de donner mon argent à LVMH et à 16 euros l’entrée ils peuvent aller se gratter (et voir à quoi ressemble l’administration fiscale française au passage #CoucouLaDefiscalisation). A cette occasion Arte propose jusqu’au 11 décembre 2019 le documentaire de Stéphane Guez qui permet de découvrir la vie et l’œuvre de cette pionnière du design français. Vous y découvrirez par exemple qu’on peut aimer le vide et concevoir des meubles et que si vous avez déjà monté un meuble en kit c’est aussi grâce à Charlotte Perriand ; -)

Un podcast

J’ai découvert relativement récemment le podcast de Victoire Tuaillon « Les couilles sur la table » qui s’interroge sur la construction des masculinités. Je ne saurais trop vous recommander l’écoute de tous les épisodes et plus particulièrement ceux réalisées avec Virginie Despentes. On y parle de son œuvre, de féminisme, du désir d’enfant, de parentalité et de sexualité. C’est brillant et ça me donne envie de clamer « Virginie Présidente ! ». J’ai eu la chance de rencontrer Victoire mercredi 06 novembre à l’occasion d’une dédicace de son livre à la librairie L’affranchie. Je ne l’ai pas encore lu mais je pense qu’il fera un excellent cadeau de Noël ;-)

Un papier

Pas de musique  pour cette édition mais un papier qui m’a fait réfléchir sur ma condition de podcasteuse : « Et que vive le slow podcast ». Dans cet article Julien Baldacchino s’interroge sur le devenir du « podcast maison ». Si vous consacrez du temps à l’écoute de podcasts vous êtes-vous déjà interrogé.e sur « l’entité » à qui vous donniez 20, 30 ou 40 minutes de votre temps ? A un grand label de production (Nouvelles Ecoutes, Binge Audio ou Louie Média) ou à un indépendant ? A un.e professionnel.le de la radio ou un.e amateur.trice qui fait ça sur son temps libre ? Les podcasts sont aujourd’hui au cœur d’enjeux économiques forts (pour preuve la grosse machine du Paris Podcast Festival). Que vive donc le podcast bricolé à la bonne franquette (qui ne sera pas forcément moins bon mais moins visible). A l’avenir j’essaierai de vous proposer des podcasts produits par des indépendants pour les mettre davantage en valeur.

Le repas du dimanche

Est-ce que de votre côté vous avez l’habitude le dimanche midi de faire un « repas du dimanche » ? Comprendre : un repas un peu amélioré où on essaye tant bien que mal, de mettre les petits plats dans les grands ? De mon côté, je dois vous avouer que le week-end je me fais un peu plaisir en prenant le temps de préparer des recettes gourmandes qui mettent en joie.

J’ai eu l’occasion le week-end dernier de préparer un petit risotto des familles, je me suis dit que ça vous intéresserait peut-être…

Risotto patate douce, choux de Bruxelles, tofu fumé

Pour les quantités, d’habitude je fais tout au pifomètre. Pour vos beaux yeux j’ai mesuré mais dans les faits qu’il y ait 30g de plus ou de moins de riz, ne change pas grand chose. ;-)

Pour 6 petites parts (ou 4 grandes) vous allez avoir besoin de (par ordre d’apparition dans la recette) :

  • 2 CàS d’huile d’olive
  • 2 gousses d’ail ou 1 oignon rouge (ou bien jaune) : ça dépend (ça dépasse) de ce que vous avez dans vos placards
  • 250g de riz à risotto (je prends généralement du arborio que j’achète chez Carlier parce que la Ritalie que voulez vous…)
  • 10 cl de vin rouge
  • 300g de choux de Bruxelles (quand ça n’est pas la saison, je les prends chez Picard)
  • deux patates douces (environ 500g une fois découpées). Si vous la flemme de la découpe, Picard en propose des prêtes à l’emploi
  • 1 litre de bouillon de légumes. Je trouve que la réussite du risotto tient beaucoup de la qualité dudit bouillon. Si vous n’avez pas du « fait-maison » (ce qui est mon cas) je me permets de vous recommander ceux de Maggi : soit le KUB DUO Légumes + Herbes du marché soit le KUB DUO Épices + Herbes orientales (#notsponsored ;-)
  • 100g de tofu fumé (si vous mangez de la viande, je vous conseille d’utiliser de la pancetta qui a un gout plus fin que des lardons)
  • 100g de parmesan

Épluchez l’ail et passez le au presse-ail.

Épluchez et débitez les patates douces en cubes de 2 cm de côté (oui j’ai sorti mon double décimètre pour vous donner cette info). Il est important de ne pas faire des trop petits cubes car la patate douce risque d’être réduite en bouillie dans le risotto. Si vous faites des cubes trop gros elle ne sera pas assez cuite. Donc je n’ai pas peur de le dire haut et fort : la découpe de la patate est un des enjeux MAJEUR de la recette.

Faites cuire les choux de Bruxelles à la vapeur (généralement je les laisse 5 minutes). Même chose que pour la patate douce : ne les faites pas trop cuire car si c’est le cas ils vont être réduits en morceaux une fois versés dans la préparation.

Préparez votre bouillon. Je mélange généralement un cube dans un litre d’eau. Ça suffit largement pour moi qui n’aime pas les recettes trop salées.

Dans une grande poêle faites revenir l’ail dans l’huile d’olive sur feu doux. Une fois que l’oignon est translucide, versez le riz et laissez le s’enrober d’huile. Il doit à son tour devenir légèrement transparent. Quand il n’y a quasiment plus d’huile dans la poêle et que c’est presque sur le point d’attacher, déglacez en versant le vin rouge. Laissez le s’évaporer entièrement. Ajoutez les cubes de patates douces et les choux de Bruxelles et débuter la cuisson du risotto (toujours sur feu doux).

Versez une louche de bouillon sur le riz et attendez qu’il soit entièrement absorbé pour recommencer. Mélangez très régulièrement. Si vous constatez que le riz n’est pas cuit à la fin du litre de bouillon, refaites du bouillon.

Une fois que la cuisson du riz est terminée (il doit être onctueux et moelleux), ajoutez le tofu coupé en petits morceaux et le parmesan rapé. Laissez sur feu doux encore quelques minutes et dégustez !

Des meufs qui font des trucs [TROP] cools

J’ai fait partie de ces personnes qui associent obligatoirement femme à féminité ; de celles qui pensent que point de salut pour une femme en dehors du marché de la bonne meuf (cher à Virgnie Despentes) ; de celles qui croient qu’on doit s’épiler quand on porte une jupe/robe ; et de ces femmes pour qui le concept de sororité n’existe pas. Je n’aime pas penser à celle que j’ai été mais les faits sont là. J’ai été une mauvaise personne envers les femmes : je les ai dépréciées et me suis par la même occasion dévalorisée.

La littérature, les newsletters auxquelles je suis abonnée et les discussions avec d’autres femmes dans la vraie vie ou sur twitter m’ont aidé à comprendre combien la force du patriarcat est d’opposer les femmes pour mieux régner sur elles. Je ne prétends en aucun cas être parfaite (qui l’est sérieusement ?) mais sur le chemin de la sororité Women who do stuff (WWDS) a une place particulière.

Au départ Women who do stuff c’est une newsletter à laquelle je me suis abonnée dès qu’elle a été lancée en 2017.  Tous les mois le collectif met en valeur des femmes qui font des trucs chouettes qu’elles soient artistes, activistes ou militantes. Simple et efficace pour rendre visibles toutes celles qu’on voit moins, qu’on n’entend pas et dont le travail est ignoré.

Si aujourd’hui je veille à ce que sur ce blog le travail des femmes soit mis en avant ; si en tant que bibliothécaire j’invite mes collègues à acquérir plus de documents faits par des réalisatrices, des illustratrices ou des écrivaines ; si aujourd’hui je lis plus d’autrices que d’auteurs : c’est grâce à Women who do stuff. J’essaye d’avoir toujours en tête que nous devons entre femmes nous soutenir, nous épauler et nous valoriser afin de prendre la place qui nous revient car les hommes nous l’ont prouvé : ils ne le feront pas pour nous.

Si j’écris sur ce blog c’est aussi grâce aux meufs de WWDS qui m’ont aidé à me convaincre que j’ai aussi le droit de m’exprimer ; et m’ont poussé à prendre ma place pour une raison simple : l’envie. Je n’ai la prétention de rien avec ce blog si ce n’est celle de me faire plaisir en dépit des doutes et du complexe de l’imposteur qui m’assaille régulièrement. Voir des meufs faire des p****** de trucs m’a insidieusement envoyé le message : « toi aussi tu peux le faire. Tente, ça ne coute rien » (même si je ne fais pas des trucs aussi badass que certaines).  Merci beaucoup à toute l’équipe derrière Women who do stuff  pour ça <3

Le collectif a lancé depuis 2017 d’autres projets notamment en 2019 la publication du premier numéro de son magazine dont le thème est internet.

Premier numéro de Women who do stuff avec en couverture une illustration d’Aurore Carric

Au programme des articles, des collages et des illustrations entièrement conçus/pensés/écrits/réalisés par 40 contributrices. Je ne vous dirai pas que c’est super chouette car c’est encore mieux que ça. Le magazine est d’aussi bonne qualité qu’il est beau : 109 pages de contenus soignés qui nous parlent de tout ce qu’internet a pu apporter/apporte à des femmes aussi bien de manière positive (l’amour, la sororité,…) que négative (le cyberharcélement). Ce sont des histoires personnelles qui ont eu la force d’évoquer en moi des situations déjà vécues.

Les 40 contributrices <3

N’hésitez pas à cliquer sur le post instagram car de nombreuses participantes sont taguées : ça vous permettra de découvrir leur super travail !

 

Le magazine est vendu dans quelques librairies et à l’heure où j’écris ces mots, il est en cours de réimpression et dispo sur le site de WWDS (les expéditions sont prévues pour fin octobre). Il coute 20 euros : tous les bénéfices serviront à financer de nouveaux projets. Sur le site du collectif vous retrouverez le manifeste de Women who do stuff et une carte des associations féministes en France (si vous en avez besoin ou si vous souhaitez vous investir dans une asso).

Le 31 octobre la merveilleuse librairie l’Affranchie à Lille (tenue par une chouette libraire Soizic) organise une soirée avec les meufs de Women who do stuff afin de fêter la sortie du magazine. J’y serai ! Et vous ? J’ai hâte de rencontrer Mathilde, Marion, Lisa, Mélissa, Pauline et toutes celles qui contribuent à WWDS. J’espère ne pas être trop intimidée pour réussir à aligner trois mots et les féliciter pour leur super boulot et les remercier de vive voix pour ce qu’elles m’apportent. <3